Friday, July 28, 2006

Le DG de l’hôtel Sofitel Diwan boycotte

Le DG de l’hôtel Sofitel Diwan boycotte
la Commission Nationale d’Investigation et de Conciliation


Monsieur Henry Martinet, Directeur Général de l’hôtel Sofitel Diwan à Rabat, a refusé pour la deuxième fois (12 et 19/07/2006) de se présenter à la réunion de la Commission Nationale d’Investigation et de Conciliation, confirmant ainsi son insouciance et son refus de la législation du travail. Plus grave encore, monsieur Martinet, qui - parait-il – quittera l’hôtel très prochainement, a préféré signer son arrogance dans une lettre datée du 16/07/2006, où il juge "non fondée" la réunion de cette Commission Nationale instituée par le code du travail et présidée – en principe – par le ministre de l’emploi. C’est une insulte aux autres membres de la Commission (représentant : le ministère de l’emploi, la Confédération Générale des Entreprises Marocaines, la Fédération des chambres de commerce de l’industrie et des services, l’UMT…) qui auraient voulu rappeler à monsieur Henry Martinet son obligation de respecter le droit syndical, de réintégrer la syndicaliste Mounia Fakhraoui licenciée arbitrairement après le sit-in du 18/04/2006, d’annuler les sanctions arbitraires et toutes les mesures antisyndicales et discriminatoires contre les membres du bureau syndical et les adhérents de l’UMT et de respecter les normes du travail au sein de l’hôtel.
Dans sa lettre précitée, monsieur Martinet considère que "il a été clairement annoncé par les délégués du personnel du Sofitel Diwan, porte-parole et représentants des salariés, que le climat social est serein et qu’il n’y a aucun conflit collectif ".
Ça mérite les précisions suivantes :
· le bureau syndical de l’UMT a longtemps milité pour que finalement, monsieur Martinet accepte d’organiser les élections des délégués du personnel, avec trois ans de retard !
· deux listes de candidatures étaient déposées avant le 18 avril 2006 à 18h (dernier délai) : la liste UMT et une autre liste dite "indépendante" présidée par monsieur Merouane Kadiri, sous chef de cuisine.
· après l’annulation de la liste "indépendante" suite à l’implication de Merouane Kadiri dans le scandale de l’harcèlement sexuel, il ne restait plus comme liste de candidature légale, que celle de l’UMT.
· mais une autre liste de candidature, dite encore "indépendante", comprenant des chefs de services, a été confectionnée par la direction de l’hôtel et déposée hors délai.
· monsieur Martinet et son équipe ont usé de tous les moyens pour imposer la liste "indépendante" : pressions contre le personnel, menaces, humiliations et sanctions contre les candidats UMT (Nadia Moubarik, tête de liste, a reçu trois sanctions de suite, dont une mise à pied de 5 jours).
· C’est finalement par la terreur et la falsification que monsieur Martinet a imposé ses DP, qui ne peuvent que déclarer "… le climat social est serein et qu’il n’y a aucun conflit collectif…"

Je voudrai rappeler au groupe ACCOR, qui appuie la guerre menée par monsieur Henry Martinet et son équipe contre l’UMT, que le fait d’utiliser les DP –même légalement élus- contre le syndicat, est une violation à la convention 135 de l’OIT ratifiée par le Maroc et par la France ; et que la campagne antisyndicale et le refus de la négociation avec l’UMT constituent des violations graves aux normes du travail et notamment les conventions fondamentales numéros 87 et 98 de l’OIT.

Lefnatsa Abdellah
Membre du bureau régional de l’UMT à Rabat
19/07/2006

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